Le jour où j’ai failli abandonner mon premier semi-marathon

En bref : au km 15, une envie soudaine et presque irrationnelle de s’arrêter sur le bord de la route. Pas une blessure, pas un coup de chaud — juste un mur mental que la préparation physique n’avait pas anticipé.

Deux coureurs en tête d'un marathon dans le brouillard du matin

Une préparation qui semblait solide

Dix semaines d’entraînement suivies presque à la lettre, une sortie longue de 18 km bouclée sans souci quinze jours avant la course. Sur le papier, tout était en place pour un premier semi-marathon dans de bonnes conditions. Ce que la préparation n’avait pas prévu : courir seul un dimanche matin d’entraînement n’a rien à voir avec courir au milieu de 3000 personnes, avec le bruit, l’excitation du départ, et l’envie irrépressible de suivre un rythme trop rapide dès les premiers hectomètres.

Le km 15 : quand tout bascule

Les jambes tenaient encore. C’est la tête qui a lâché la première — une petite voix insistante expliquant que marcher jusqu’à l’arrivée serait tout à fait acceptable, que personne ne jugerait, que ce n’était « que » un premier semi. Ce moment est plus courant qu’on ne le pense : il porte même un nom chez les coureurs de fond, le « mur », généralement associé au marathon mais qui frappe tout aussi bien un semi-marathon mal négocié en allure.

Ce qui a permis de continuer

  • Découper la distance restante — ne plus penser aux 6 km manquants d’un bloc, mais à « tenir jusqu’au prochain ravitaillement », 2 km plus loin.
  • Ralentir sans culpabiliser — accepter de perdre 30 secondes au kilomètre plutôt que de s’arrêter complètement.
  • S’accrocher à un autre coureur — caler sa foulée sur celle d’une personne inconnue pendant deux kilomètres, le temps que la tête reparte.

👉 Avec le recul, l’erreur venait surtout d’une allure de départ mal calibrée. Notre tableau des allures semi-marathon selon le niveau aurait évité de partir 20 secondes/km trop vite dès le premier kilomètre — l’erreur numéro un des premiers semis.

💡 Ce qui distingue souvent finir de ne pas finir n’est pas la condition physique du jour, mais la capacité à accepter de ralentir sans considérer ça comme un échec.

Vous préparez le vôtre ? Notre plan d’entraînement semi-marathon en 10 semaines intègre justement des sorties à allure de course pour habituer le corps — et la tête — avant le jour J.


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